Le Fond Monétaire International


Le FMI, crée en 1944, se donne pour rôle d’aider les pays en situation de crise financière, comme ce fut le cas pour l’Argentine.
Pour aider les pays en difficulté, elle leur prête de l’argent pour éviter qu’ils deviennent incapables d’assurer le paiement de leurs partenaires économiques. Ce prêt d’argent est soumis à des conditions, notamment celles de mettre en place des réformes économiques. Le FMI conseille donc ces pays dans les politiques à adopter.

Le FMI est géré par ses 185 pays membres. Les voix sont distribuées en fonction de la participation financière du pays. Les USA sont le pays qui contribue le plus au financement du FMI (17,5%), ils disposent donc d’une grosse partie des voix. Les décisions sont prises à la majorité qualifiée (85% des droits de vote). Les 10 premiers pays, qui représente plus de 50% du PIB mondial ont la majorité des droits de vote. Ce sont donc eux qui, tacitement, « contrôle » le FMI.
La gestion est déléguée à un conseil d’administration composé du Président (à partir du 1er novembre de cette année, la présidence sera assurée par le Français Dominique Strauss-Kahn) et de 24 administrateurs (un par pays).
Sur ces 24 administrateurs, 8 sont présents en permanence : Les USA, Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine, la Russie et l’Arabie saoudite. Ce sont eux qui élisent les autres membres.

C’est d’ailleurs un des problèmes que dénoncent les altermondialistes (mais également des économistes pro-mondialisation) : le FMI serait un instrument au service de ces grandes nations. Celles-ci « prêtant » de l’argent pour aider les pays qui en font la demande, elles s’arrogent le droit d’imposer leur vision de l’organisation économique que doivent avoir les pays demandeurs de l’aide.
Un autre critique consiste à dire que, en aidant les pays du tiers-monde, le FMI annihile leur capacité à intervenir eux-mêmes pour régler leurs problèmes.
De plus les taux d’intérêt appliqués à coté du remboursement de la dette n’aident bien souvent pas les pays à « sortir la tête de l’eau ».
En outre, les recommandations du FMI sont bien souvent les mêmes et ne prennent pas en compte les spécificités du pays.

Ses recommandations sont principalement :
- L’ouverture des capitaux,
- La privatisation des entreprises publiques,
- Augmentation des investissements de pays étrangers,
- La déréglementation du marché du travail (gel du SMIC, augmentation du temps de travail…)
- la diminution des aides publiques sans se préoccuper des problématiques sociales tels le chômage, la pauvreté...


Pour en savoir plus :
http://france.attac.org/spip.php?article1935&decoupe_recherche=fmi
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/banque-mondiale-fmi/fmi.shtml