Carnet N°16 : de San Ignacio à la caye Caulker



Après avoir fait nos adieux au Guatemala, nous passons la frontière Bélizienne qui dès les premiers kilomètres nous montre un visage bien différent. Le long de la route qui nous mène à San Ignacio, à quelques kilomètres, nous apercevons les premières maisons qui sentent bon les îles caribéennes.


Nous sommes toujours entourés de la jungle tropicale et ici et là se cache encore de superbes sites mayas. Mais la population est bien différente des Guatémaltèques que l’on vient de quitter, la majorité étant issu de racines créoles (descendants d’esclaves des îles caraïbes), mélangés au sang Maya et hispanique.


C’est avec plaisir que l’on retrouve la gentillesse spontanée des gens et l’ambiance festive permanente à laquelle nous avions goûté en Jamaïque. À cette identité Bélizienne il faut ajouter la touche British. Ancienne colonie Britannique (appelé le Honduras Britannique), l’anglais est resté la langue officielle. Ce petit bout de terre offre vraiment une multiethnicité qui n’est pas sans nous charmer. Et il suffit que l’on aperçoive les jeunes filles en uniforme qui sortent de l’école pour se croire en Louisiane !


La côte Caraïbe et la caye Caulker


Nous continuons la route vers la capitale, Belize City mais nous ne y attardons pas et prenons directement un bateau pour nous emmener vers la caye Caulker.  Les cayes sont des îles, îlots, bancs de sable disséminés en chapelet tout au long de la barrière de corail. Certaines sont seulement habitées par la faune locale, d’autres par une autre espèce : les grands groupes hôteliers aux prix qui font tourner la tête.


La caye Caulker est donc la destination favorite des routards car les prix restent abordables et l’ambiance y est très cool. Plusieurs fois Jean-François aura eu la réflexion des habitants « Tu marches trop vite Man» !

C’est donc là que nous allons poser nos sacs quelques jours pour profiter de cette fameuse barrière de corail, deuxième plus grande au monde.


Après avoir fait le tour de l’île (en 1h c’est vous dire la taille !) nous louons du matériel pour faire du snorkeling, mot anglais pour désigner la plongée avec un masque, un tuba et des palmes. Sans effort, nous pouvons voir des poissons tropicaux aux multiples couleurs se déplacer gracieusement dans les eaux limpides de la mer caraïbe. En apnée, nous les suivons quelques secondes histoire d’observer plus intensément leurs couleurs, formes…

Forcément cela donne envie d’en voir plus. Nous avons donc décidé de plonger en bouteille, plus près de la barrière. Et quel spectacle ! Pendant plusieurs heures, nous avons pu jouer à cache-cache avec des centaines de poissons : jaunes, blancs, rouges, bleus, rayés, à pois, longs, ronds, triangles, à dents…Ils se baladent au cœur de cet « énorme animal », le récif corallien. Les coraux sont eux aussi magnifiques, tellement différents en tailles, formes, couleurs… Un vrai jardin d’Eden se cache sous ces eaux cristallines !

 

Mais déjà il nous faut laisser cette petite île où le temps semble s’être arrêté. Et oui, pour nous il continue de s’écouler et il faut continuer la route, direction le Mexique que nous découvrirons par le Yucatan.

 

Pour pouvoir plonger avec nous, nous vous invitons à voir ces deux sites Internet qui vous présenteront de belles photos sous-marines de cette faune bélizienne : aquaphot et aquaphil.