Au détour d’une ruelle, notre regard s’arrête sur une peinture murale qui nous interpelle. Il y est écrit :
« Un peuple d’hommes éduqués sera toujours un peuple d’hommes libres ; l’éducation est le seul moyen de se sortir de l’esclavage ».
Que peut bien se cacher derrière ce mur ?
C’est poussés par cette curiosité que nous faisons la rencontre de Cristina, la responsable de ce lieu remplis d’enfants.
Nous sommes en fait au sein d’un accueil périscolaire.
Crée il y a 18 ans par une Italienne qui souhaitait aider les enfants des rues, ce centre accueille des élèves qui vivent dans une situation précaire et ont besoin d’être suivi dans leur scolarité.
Bien souvent, l’école terminée, les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, leurs parents étant au travail. C’est donc pour les aider que le centre les accueille à la sortie de l’école. En Bolivie les cours sont sur 1/2 journée (le matin, de 8h30 à 12h30 ou l’après-midi, de 13h30 à 18h).
Aide aux devoirs
Cristina nous explique qu’à l’école, il n’y a pas d’aide pour les élèves qui ont des difficultés à suivre le programme. Au contraire, ces enfants (et les parents !) subissent la discrimination du professeur, allant des moqueries aux humiliations. Proyecto Niño les aide donc à se réconcilier avec l’école et les apprentissages en les accompagnant dans leurs devoirs.

Nourriture et hygiène
Le centre garantit également aux enfants d’avoir un repas complet dans la journée ainsi que deux douches par semaine, beaucoup de maisons n’étant pas équipées de sanitaires (ni même d’eau courante).
Egalement Cristina fait de l’éducation à la santé et les enfants apprennent à se brosser les dents tous les jours.
Donner sa place aux jeux
A côté de cela, Cristina tient à donner aux enfants une place d’enfant. Dans ce sens, le jeu n’est pas oublié et des ateliers sont organisés pour que les enfants fabriquent leur jeu. Des dons viennent compléter leur collection.
Les anniversaires sont également un temps fort et tous les mois une fête est organisée pour célébrer les anniversaires qui ont eu lieu dans le mois. Les enfants sont donc ravis de pouvoir avoir un peu d’attention car il arrive fréquemment que les parents oublient la date de naissance de leur progéniture.

Côté financement, lorsque la famille a un minimum de revenu elle est invitée à payer un boliviano par mois (0,09 €) sinon c’est la gratuité qui s’impose.
Financièrement, Proyecto Niño ne reçoit (comme les autres associations et ONG) aucune aide du gouvernement. Le projet trouve donc ses ressources dans les dons, principalement venant de l’étranger. Vous aussi vous pouvez les aider si vous le souhaitez. Il vous suffit de nous écrire pour que l’on vous indique la procédure à suivre !
L’enfance est une étape primordiale dans la vie d’un homme, avant de devoir affronter les vicissitudes du monde adulte.
Dans un pays où les jeunes ont trop vite une place d’adulte (devant travailler, trouver de l’argent, de la nourriture…), Proyecto Niño leur permet de prendre le temps d’être des enfants.