ZOOM SUR L’ENERGIE RENOUVELABLE HYDROELECTRIQUE

 


Comment ça marche ?


Toutes les centrales hydrauliques fonctionnent selon un même principe : elles utilisent la force de l’eau qui coule. La quantité d’énergie produite dépend soit de la hauteur d’eau, soit du débit disponible, soit des deux à la fois.

Il y a trois types de centrales hydrauliques:

- les centrales au fil de l’eau (comme Verbois sur le Rhône),
- les centrales à accumulation (dont les grands barrages sont le meilleur exemple)  
- les usines de pompage-turbinage (qui font remonter l’eau à leur point de départ après son passage dans les turbines).

Pour produire de l’électricité, l’eau est retenue par la centrale qui fait barrage sur la rivière. Cette masse d’énergie s’engouffre dans une conduite qui l’amène aux turbines qui se mettent alors à tourner à grande vitesse. La rotation des turbines entraîne des alternateurs : ce sont eux qui fabriquent le courant électrique.
L’électricité est ensuite acheminée vers un transformateur qui élève la tension afin que le courant puisse être transporté sur de longues distances.

 

 



Bilan écologique d’une centrale hydroélectrique
    
Énergie renouvelable très répandue, l’hydraulique dispose de nombreux atouts. Cependant, comme toute technologie, elle exerce également un impact négatif sur son environnement. Ceci est particulièrement vrai pour les très grands barrages, dont Itaipu fait partie.

Les points positifs

  • L’énergie hydraulique est renouvelable et propre
  • Les petites centrales hydrauliques ne rejettent pas de CO2, ni de gaz nocifs ou de substances polluantes. Elles ne produisent pas de déchets.
  • Économiquement, l’énergie hydraulique est compétitive. Le combustible ne coûte rien et les frais de fonctionnement sont peu élevés.
  • Les centrales hydroélectriques ont un excellent bilan énergétique. Pendant leur durée de vie, qui peut dépasser cent ans, elles amortissent jusqu’à 150 fois leur construction.

Les inconvénients

  • Les grands barrages entraînent de gros dommages environnementaux et humains, notamment par l’inondation de vallées entières.
  • Les lacs d’accumulation tropicaux émettent beaucoup de CO2 et de méthane à cause de la décomposition des végétaux dans les zones inondées.
  • Le paysage est parfois dégradé par les murs de retenue, les prises d’eau ou les conduites forcées.
  • Les centrales qui ne respectent pas un débit résiduel minimal ou qui ne sont pas équipées d’une échelle à poissons portent atteinte à la faune piscicole.
  • Les rejets d’eau brutaux provoquent des dépôts de sédiments préjudiciables à l’écosystème des environs de la centrale.

 

L’alternative des petites centrales hydroélectriques

La construction de centrales électriques de petite taille et au fil de l’eau est encouragée dans le monde entier car, contrairement aux grands barrages, elles produisent de l’énergie tout à fait écologique pour autant que certaines conditions soient respectées.
Il faut notamment assurer un débit minimum pour préserver la vie aquatique. L’aménagement d’une passe à poisson est obligatoire afin que la faune puisse circuler librement. Enfin, le bâtiment et les installations doivent bien s’intégrer au paysage.


Et pour l’avenir ?

Environ deux-tiers du potentiel hydroélectrique mondial reste à exploiter. Des études affirment que la capacité hydraulique peut s’accroître de :

  • 30% en Europe
  • 80% en Australie
  • 80% en Amérique du Sud
  • 40% en Amérique du Nord
  • 93% en Afrique
  • 80% en Asie

 

Pour en savoir plus :
http://www.sig-ge.ch/particuliers/electricite/connaitre-l-electricite/

les-nouvelles-energies-electriques/l-energie-hydraulique/index.lbl