- Encourager les producteurs à se réunir pour former des coopératives et être plus fort pour s’imposer sur le marché.
En effet, faute d’acheteurs de café issu de la filière commerce équitable, les producteurs continuent de vendre une grosse partie de leur production via le commerce traditionnel. Avant des intermédiaires venaient voir chaque producteur isolé pour acheter leur récolte. Et il était quasi impossible de négocier le prix auprès de ce « coyote » comme les producteurs aiment à appeler cet intermédiaire. Afin d être fort pour imposer leur prix et éviter de passer par ces coyotes pour vendre leur production, les producteurs sont invités à regrouper leur force en coopératives.
- Fixer les prix de vente dans la filière commerce équitable en dehors du circuit de la bourse et leur garantir un prix fixe quelles que soient les fluctuations boursières.
- Pré-financer les récoltes afin que les producteurs puissent être assuré d’un revenu.
- Payer en plus du prix du café, une prime de développement qui permette d’investir pour des projets communautaires, en fonction des besoins.
Cela permettra par exemple de construire une école, un centre de soins mais aussi investir dans des machines qui leur permettent d’optimiser leur récolte. Cela peut également être, comme nous l’avons constaté dans la coopérative que nous avons visité, une redistribution de cet argent entre les producteurs pour qu’ils puissent s’acheter des denrées alimentaires. Il ne faut pas oublier que leur premier besoin, avant l’éducation et la santé, est de se nourrir et c’est encore trop souvent leur principal besoin à assouvir.
- Garantir une production dans le respect des droits de l’homme et du travail ainsi que dans le respect de l’environnement.
Les origines et les organismes du commerce équitable
Les origines du commerce équitable remontent à la fin des années 1960. Au début il était l’apanage de petites boutiques qui vendaient principalement de l’artisanat. Puis, suite à l’effondrement des prix des matières premières agricoles comme le café et le thé, les boutiques décident de diversifier leur offre et de se tourner vers ces produits.
Petit à petit le mouvement prend de l’ampleur, mais le nombre de personnes sensibilisés restent minces étant donné que les produits ne se trouvent que dans des boutiques associatives tels Artisans du Monde.
Le seul moyen d'accroître la clientèle et le chiffre d'affaires du commerce équitable est de proposer les produits dans les supermarchés et hypermarchés de la grande distribution, c’est-à-dire là où la grande majorité des gens font leur course.
Deux Néerlandais, Nico Roozen et Frans Van Der Hoff décident donc de créer le « label » commerce équitable Max Havelaar. Nous sommes en 1988.
Aujourd’hui, pour trouver des produits du commerce équitable il existe deux possibilités. Se rendre dans des boutiques spécialisées dont les plus connus restent Artisans du Monde, ou bien dans son supermarché en recherchant les produits qui possèdent le logo Max Havelaar.
Artisans du Monde
A l’origine du développement du commerce équitable en France, ces boutiques ont été crée sous l’impulsion du mouvement Emmaüs de l’Abbé Pierre. Aujourd’hui cette fédération, membre de l’IFAT (voir ci-dessous) propose beaucoup de référence artisanale mais aussi des produit alimentaires importés par le biais d’une centrale d’achat, Solidar’Monde.
Max Havelaar France
L’association à but non-lucratif Max Havelaar France représente la certification commerce équitable en France. Son rôle consiste à mettre en relation des industriels français avec des producteurs de l’hémisphère Sud, et sensibiliser l’opinion publique.
Max Havelaar accompagne également les producteurs dans la mise en place de leur filière commerce équitable en vu d’obtenir la certification FLO-Cert (voir ci-dessous).
Cette certification est pour le consommateur la garantie de trouver dans son supermarché un produit réellement équitable. Aujourd’hui il est également possible de trouver les produits certifiés en boutiques spécialisées.
Chaque année, des inspecteurs de l’organisme de certification se rendent dans chacune des coopératives et plantations. Ils vérifient que les standards internationaux sont bien appliqués.
Afin de déterminer les critères qui fondent un commerce équitable, un véritable réseau d’organisations internationales s’est mis en place où les producteurs et les différentes parties impliquées trouvent tous leur place.
FINE est le regroupement des quatre fédérations internationales de commerce équitable :
- FLO : Fairtrade Labelling Organizations International, et FLO-Cert, gestionnaire du système de certification international dont fait parti Max Havelaar. C’est grace à ces organisations que nous avons la garantie d’acheter des produits qui respectent les critères commerce équitable
- IFAT : fédération internationale des organisations de commerce équitable. Elle a lancé en 2004 la certification FTO (Fair Trade Organization), qui certifie commerce équitable des organisations. En 2007, l'IFAT compte neuf membres français, dont l'association Artisanat SEL, Alter Eco, la fédération Artisans du Monde, et Solidar’Monde.
- NEWS : fédération des boutiques spécialisées
- EFTA : fédération des importateurs spécialisés
En 2001, ces quatre structures ont proposé une définition du commerce équitable:
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète.
Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel »
Ces organismes internationaux sont nécessaires afin de réguler les différentes certifications qui apparaissent sur le marché. En effet, avec la montée en puissance du commerce équitable, beaucoup veulent proposer leur propre produit équitable et créent donc leur propre certification. Cela devient donc très compliqué pour les producteurs de rentrer dans les différents critères que chacun met en place. Par exemple, la fédération de coopératives que nous avons rencontré doit se plier aux exigences de 20 certifications différentes dans le monde.
Références :
Fedecocagua : http://www.fedecocagua.org/
FLO : http://www.fairtrade.net/
Max havelaar : http://www.maxhavelaarfrance.org/
Artisans du monde : www.artisansdumonde.org/
PFCE : http://www.commercequitable.org/











