Un peu d’histoire
La Jamaïque, 11424 km2, est la 3ème plus grande île des Caraïbes. Elle a été découverte par Christophe Colomb durant son second voyage, en 1494. La Jamaïque était alors habitée par des Indiens, les Arawaks, un peuple pacifique. Ces Indiens nommaient l’île « Xaymaca », littéralement « terre de bois et d’eau ».
Avec l’arrivée de Colomb commence le déplacement des Indiens qui sont conduits vers l’Amérique latine et centrale afin d’alimenter le besoin de main d’œuvre. Mais les Indiens ont toujours combattu farouchement les colons et la Jamaïque n’a jamais pu totalement être colonisée.
À partir de 1509 les Espagnols y importent la canne à sucre ainsi que des esclaves Africains pour la cultiver.
En 1655, la Jamaïque passe aux mains des Anglais qui font de l’île une vaste plantation de canne à sucre.
L’arrivée des Britanniques est l’occasion pour beaucoup d’esclaves de s’échapper et se réfugier dans les montagnes. Ils y ont formé leur propre groupe, les Maroons.
Les Maroons ont combattu les Anglais avec tellement de force qu’ils obtiennent, en 1739, un traité de paix qui leur garantissant un gouvernement autonome et la libre jouissance des terres montagneuses.
1807 marque la fin de la traite des Noirs (commerce d’esclaves) mais il faudra attendre 1833 pour que l’esclave soit aboli en Angleterre et ses colonies (1794 pour la France et 1865 pour les USA).
En 1834, les Maroons obtiennent l’autonomie totale.
Après avoir conquis sa liberté, le peuple Jamaïcain se voit grandir avec l’arrivée d’habitants d’Inde, de Chine, des Arabes de Palestine, des Juifs…Des mariages mixtes ont contribué à créer un peuple aux ethnies différentes mais avec un leitmotiv commun : « Out of Many, One people » (Un seul peuple, issu de beaucoup).
Après avoir obtenu son émancipation en 1834, des communautés d’anciens esclaves voient le jour. Rapidement des missionnaires (notamment de la religion Baptiste) arrivent et achètent de vastes terrains, créant ainsi les premiers « villages libres ». L’église et l’école sont alors les institutions dominantes, les pasteurs étant les garants des valeurs et de la culture. Aujourd’hui encore la religion est très présente et les villages sont organisés en paroisses.
En 1962 la Princesse Anglaise Margaret déclare l’indépendance de la Jamaïque.
Le drapeau noir, or et vert est alors hissé. Noir pour la couleur du peuple, or pour la richesse du pays et vert pour sa nature.
Politique
Bien qu’indépendante, la Jamaïque appartient au Commonwealth (sorte d’association qui réunit les anciennes colonies Britanniques) et son chef de l’Etat est toujours la reine d’Angleterre, représentée localement par un gouverneur général. Un Premier ministre, élu par le peuple, dirige le pouvoir exécutif.
Il y a deux principaux partis politiques : le Jamaica Labour Party (JLP), affilié plus à droite et le People's National Party (PNP), membre de l’internationale socialiste, dont l’homme le plus connu est Michael Manley.
Le JLP a remporté les élections de 2007, à 50,14%. Bruce Golding est l’actuel Premier ministre.
Économie
L'économie de la Jamaïque est fondée sur l’exportation de la bauxite (minerai qui sert notamment à la fabrication de l’aluminium) et au tourisme. Le pays connaît une situation économique très difficile avec un taux de chômage très élevé (11,7%), un marché du travail instable et une dette croissante. Ces problèmes économiques engendrent des difficultés sociales et maintiennent un climat de violence dans les villes, ce qui vaut à la Jamaïque sa réputation de pays dangereux.
Géographie
Côté situation géographique, la Jamaïque n’est pas vraiment gâtée. Située sur la route des cyclones, elle connaît plusieurs « Hurricanes » par an, généralement entre juin et octobre. En 1988, le cyclone Gilbert a dévasté toute l’île.
L’île se trouve également au contact de la plaque antillaise et de la plaque océanique qui se chevauchent, provoquant de terribles tremblements de terre, comme celui de 1692 qui a entièrement détruit Port-Royal.











