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Le 18 août 2000, à 9h00, Jean Beliveau a quitté Montréal pour partir autour du monde. Retour prévu à la maison ? 2012 !

Des Amériques, à l’Europe en passant par l’Afrique puis l’Asie et l’Océanie, Jean passera 12 ans de sa vie à transmettre un message de paix et de non-violence aux enfants (et aux adultes) croisés sur sa route.

Une dé-marche de promotion de la paix par…la marche !
Jean est ainsi devenu un formidable ambassadeur volontaire pour la décennie lancée par les Nations-Unis : « 2001-2010 - Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde ».
Lors de notre rencontre Jean marche depuis près de 8 ans déjà. Car tout ce parcours se fait à pied : pas-à-pas, à la force de la machine humaine.
Depuis ce temps, il pousse son caddie-trolley qui contient tous ses biens, s’arrête dormir où il peut, où l’on est prêt à l’accueillir.
Cela donne lieu à d’étranges rencontres, parfois douteuses, parfois merveilleuses comme celle avec Nelson Mandela lors de son passage en Afrique du Sud.
Et quelle plus belle rencontre que celles de deux ambassadeurs de la paix mondiale !
La décennie pour la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde
En 1997, les prix Nobel de la paix se sont réunis pour adresser un appel aux Nations-Unis afin que celle-ci proclame une décennie pour promouvoir une culture de la non-violence afin d'alléger la souffrance des enfants du monde.
C’est ainsi qu’en 1998, l’Assemblée Générale des Nations Unies proclamait la première décennie du vingt et unième siècle et du troisième millénaire, les années 2001 à 2010 « Décennie internationale de promotion d'une culture de la non-violence et de la paix, au profit des enfants du monde »

Selon les Nations-Unis, « la culture de la paix » est caractérisée :
- par des valeurs, attitudes et comportements qui reflètent et inspirent une interaction sociale et un esprit de partage fondés sur les principes de liberté, de justice et de démocratie, sur tous les droits de l’homme et sur la tolérance et la solidarité,
- une culture qui rejette la violence et s’emploie à prévenir les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes pour résoudre les problèmes grâce au dialogue et à la négociation
- et qui garantit le plein exercice de tous les droits et les moyens de participer pleinement au processus de développement de la société. »
Pour cela, la décennie propose huit champs d’action, sur lesquels les nations membres se sont engagés à travailler :
- renforcer une culture de la paix par l’éducation
- promouvoir le développement économique et social durable
- promouvoir le respect de tous les droits de l’homme
- assurer l’égalité entre les femmes et les hommes
- favoriser la participation démocratique
- développer la compréhension, la tolérance et la solidarité
- soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances
- promouvoir la paix et la sécurité internationale
C’est également pour aller dans ce sens que les Nations-Unis ont mis en place une politique de désarmement mondiale. Il s’agit pour les pays de réduire ou détruire leur parc d’armes militaire afin de montrer leur volonté de réduire les conflits.
Hélas l’actualité nous montre que cela est encore difficile.
Mais quel est le lien avec un développement durable ?
Tout simplement, rappelons que le développement durable n’est qu’un terme pour définir des modes de vie qui permettent aux hommes de vivre en harmonie avec leur environnement, tout en leur assurant une vie décente (alimentation, éducation, logement…).
Or, ces objectifs ne sont réalisables que dans un monde où l’on peut résoudre les conflits.
La paix est donc un pré requis indispensable pour envisager un développement durable et un progrès social pour tous.
Les conflits climatiques dont on parle de plus en plus sont là pour nous rappeler à quel point paix et développement durable sont indissociables.
Cette année, un rapport de la commission Européenne est venu rappeler que le réchauffement climatique représente un risque important pour la sécurité internationale.
Les changements climatiques sont un « multiplicateur de menaces » qui exacerbent les tensions par les inégalités d’accès aux ressources, elles-mêmes de plus en plus rares, mais aussi par les pertes de territoires et les migrations environnementales…
Pour les plus intéressés, voici en lien un extrait du rapport « Le changement climatique comme risque à la sécurité » qui présente les risques par région-pays.
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