Dhiraj Simkhada et le centre Punarjeevan Niwas : Permettre aux enfants Népalais atteints du VIH et du Sida d’accéder aux soins


 

A yellow Hous nous rencontrons Thibault, jeune belge venu donner un peu de son temps et d’énergie aux enfants atteints du sida. Il nous embarque dans la découverte d’un centre pas comme les autres, qui distribue du bonheur aux enfants malades.

 

 

            

 

 


Le VIH et le Sida au Népal



Le premier cas de Sida au Népal a été identifié en 1988. En 2008, les chiffres officiels dénombrent plus de 1750 cas de Sida et plus de 11000 cas de VIH bien que les chiffres de ONU-Sida élève le nombre de personnes atteintes du VIH à plus de 80 000.

Les causes de la prolifération sont multiples, mais la mobilité professionnelle et la migration sont fortement pointées du doigt (8% des cas d’infection). En effet plus de 1,5 millions de Népalais sont souvent amenés à se rendre en Inde pour y trouver du travail. Ce sont bien souvent les hommes qui, lors de leur séjour en Inde, ont des relations sexuelles non protégées avec d’autres femmes. Lorsqu’ils reviennent au pays, ils transmettent le virus à leur femme.

 

 

              



Le Népal (le gouvernement et les ONG qui y interviennent) a dépensé beaucoup d’argent pour la prévention liée au VIH alors que l’aide doit aussi bénéficier aux personnes atteintes. Particulièrement, les enfants ne sont quasiment pas pris en compte dans les programmes d’aide.
C’est partant de ce constat que deux ONG ont décidé de se mobiliser et s’associer pour mettre en œuvre le programme Punarjeevan Niwas.

Les deux ONG sont :


Friends of Needy Children, une ONG crée en 1996 qui vient en aide et apporte des services de base aux enfants et jeunes désavantagés du Népal. FNC a notamment contribué à la création d’un programme d’éducation, de conseils pour les enfants et les adultes atteint du VIH et du SIDA.

The Nepalese Youth Opportunity Foundation, une ONG crée sous l’impulsion d’une avocate américaine à la retraite, Olga Murray, qui a réuni différents bénévoles, volontaires et soutien en Californie pour crée une action qui viennent en aide aux enfants pauvres du Népal

 


Le programme Manisha Singh Punarjeevan Niwas



Manisha Singh est une assistante sociale qui a consacré sa vie à aider les enfants atteints du HIV et du Sida. Elle a été un pionnier dans son pays pour faire connaître la situation de ces enfants.

 


Punarjeevan signifie renaissance et Niwas signifie maison.

 

 

             

 


C’est donc une maison de la renaissance qui a ouvert ses portes en 2006 afin d’apporter un soutien et des soins aux enfants atteints du virus ou ayant déclaré la maladie. Le centre peut accueillir 18 enfants de moins de 10 ans et un de ses parent (bien souvent la mère), qui bénéficieront ainsi d’un programme adapté.

 

 

       



Les enfants et leur maman bénéficient ainsi de :


- un traitement quotidien antiviral
- un programme nutritif adapté à l’enfant, mis au point par une diététicienne ainsi qu’une formation à la nutrition et l’hygiène
- un suivi médical régulier
- une supervision constante par des infirmières
- un soutien psychologique
- un suivi éducatif et des cours pour les enfants

L’équipe comprend notamment un pédiatre, une diététicienne, des cuisinières, une psychologue, des infirmières.

 

 

                



Les enfants et leur parent restent au centre pour une période de 6 mois. Depuis l’ouverture du centre, plus de 70 enfants ont été accueillis et traités.

Un coordinateur va être recruté afin d’assurer un suivi de la population qui a quitté le centre.

Un autre projet est en cours afin de fournir un lieu d’hébergement adapté aux femmes enceintes. Il faut savoir que la transmission du virus peut intervenir durant la grossesse, durant l’accouchement et à travers l’allaitement. On estime à 15-30% le nombre d’enfants qui seront contaminés par leur mère durant la grossesse ou l’accouchement. Le risque de transmission augmente de 10 à 15% durant l’allaitement.


Le futur centre qui accueillera ces femmes enceintes permettra de fournir un traitement adapté et d’assurer des césariennes pour limiter le risque de transmission.

 


            

 

 

En matière de prévention de la maladie, beaucoup reste à faire dans un pays où le sida est tabou et où l’usage des préservatifs est plus que minime.

Des groupes de discussion permettent aux parents de parler sans honte de la maladie. Les mères apprennent ce qu’est le VIH pour pouvoir en parler une fois de retour dans leur village. Après avoir été accueillis au centre, certains parents deviennent activistes afin de sensibiliser les gens de leur communauté, expliquer ce qu’est la maladie pour éviter la discrimination. Si vous avez des questions sur le VIH et le SIDA, alors n'hésitez pas à vous informer en suivant ce lien.