Un peu d'histoire
6000 ans avant JC : Des hommes occupaient le territoire, selon les traces les plus anciennes retrouvées
1524 : Le conquistador Francisco Hernandez de Cordoba fonde les premières colonies européennes
16 septembre 1821 : Indépendance du pays, mais toujours territoire du Mexique
1838 : Le Nicaragua devient un Etat souverain
1909 à 1933 : Ingérence des USA dans la gestion politique du pays
1927 à 1933 : Le général Augusto Sandino mène une guérilla contre le gouvernement conservateur puis contre les forces américaines. Les USA sont forces de quitter le pays. Les troupes américaines sont relayées par la garde nationale, formée et équipée par les USA. Anastasio Somoza Garcia est le dirigeant de la garde nationale.
1934 : Le général Augusto Sandino est assassiné par la garde nationale.
1936 à 1979 : Prise du pouvoir par le Général Anastasio Somoza Garcia en 1936, soutenu par les USA. Après lui ses deux fils ont gouverné le pays. Cette dynastie sera à la tête du pays pendant plus de 40 ans, dirigeant d’une main de fer.
La dynastie Somosa possédait 20% des terres du pays, les plus fertiles. Leur fortune personnelle est énorme, allant jusqu’à posséder 65% du PIB du pays.
1961 : fondation du front sandiniste de libération.
1974 à 1979 : les Sandinistes mènent des actions violentes contre le gouvernement, fortement réprimées par la garde nationale.
En décembre 1972, un tremblement de terre dévaste Managua, faisant plus de dix mille morts. Les fonds envoyés par la communauté internationale sont détournés par Somoza.
En 1979, la révolution sandiniste met fin au régime dictatorial de la famille Somoza. Daniel Ortega est un des artisans de la victoire et est élu président en 1984 avec 63% des voix.
1982 à 1989 : guerre civile, dans laquelle les États-Unis, alors dirigés par le président Ronald Reagan, ont entraîné, armé, financé et approvisionné des forces paramilitaires rebelles, appelées Contras. La guerre civile contre les Contras a fait 57 000 victimes, dont 29 000 morts.
Dans presque tous les pays d'Amérique latine, les USA sont représentés par un ambassadeur qui prend une part active dans les décisions importantes, notamment lorsque entre en jeu les interets des multinationales américaines. C'est pour avoir voulu rompre brutalement avec cette habitude que le gouvernement révolutionnaire de Ortega s'est fait attaqué par les Contras.
Les États-Unis ont été condamnés par la Cour internationale de Justice en 1986, pour avoir recouru à la force contre un État souverain et avoir encouragé les Contras à commettre des actes terroristes.
1990 Mme Violeta Chamorro devient Présidente et entame une politique économique libérale supervisée par le FMI et la Banque mondiale.
1996 Arnoldo Alemán remporte l’élection présidentielle et poursuivit une politique néolibérale. En fin de mandat, de forts soupçons de corruption pesaient sur lui et il fut condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds en 2003.
En 1998, l'ouragan Mitch dévaste une bonne partie du pays.
Novembre 2006, élection de l'ancien révolutionnaire sandiniste Daniel Ortega. Il prend ses fonctions le 10 janvier 2007 et redevient président du Nicaragua après trois défaites avec, comme vice-président, un ancien Contra.
Economie
L'économie du Nicaragua est axée sur l'agriculture surtout, puis le secteur minier, la construction et les pêcheries. L'industrie du tourisme est en développement rapide.
L'agriculture, première ressource du pays, est orientée vers les exportations. Le maïs, principale culture, occupe 12 % des terres cultivées, tandis que les ventes de café comptent pour 5 % du PNB. L'agriculture étant peu mécanisée les rendements sont faibles.
Le Nicaragua exporte aussi du coton, du sucre, du tabac et des bananes.
Il dispose de nombreuses ressources naturelles peu exploitées: or, argent, cuivre, tungstène, plomb, zinc. La pêche est peu développée malgré les 2 façades maritimes et les lacs.
L’économie du Nicaragua souffre également du manque d’industrie. Ce qui est produit est exporté sans être transformé. Par exemple, le maïs en grain est vendu au Costa-Rica qui revend au Nicaragua la farine de maïs. Il n’y a donc pas de production de valeur ajoutée.
Il y a beaucoup d’économie informelle, c’est-à-dire de gens qui vendent un peu tout et rien dans la rue.
Selon les directives du FMI le Nicaragua a entrepris des privatisations : téléphone, électricité, eau, ainsi qu'une partie de l'éducation. Depuis qu’une société espagnole, Union Fenosa, a acheté la société nationale d'électricité, les tarifs ont doublés et de nombreuses familles n'arrivent plus à payer leurs factures. De plus la production d'électricité reste insufisante et les coupures sont fréquentes.
Point sur les OGM
Des OGM ont été introduits dans le pays, à travers l’aide alimentaire américaine.
Les semenciers pro-OGM sont proche de la classe dirigeante du pays et sous l’ancien gouvernement, des agents du Ministère de l’Agriculture avaient mis en place un programme d’échanges de semences naturelles contres des semences « améliorées ».
Ainsi les semenciers pro-OGM ont accès à un marché qui n’offre aucune résistance puisque les paysans ne savent pas ce qu’ils reçoivent, ni les consommateurs ce qu’ils achètent puisque les informations leur sont difficilement accessibles.
Le responsable de la Fenacoop (Fédération nationale des coopératives expliquait ainsi: "Comment expliquer les manipulations génétiques à des paysans illettrés ? Ils ne comprennent pas le brevetage du vivant et les risques de dépendance économique qui en découlent".
Quelques chiffres
- Le taux d’inflation tourne autour de 6% par an.
- La classe riche, environ 7% de la population, possède une grande partie du pays.
- Le salaire minimum est de 40-50 US $, quand la personne a un emploi.
- Entre 50 et 80 % de la population vit en situation de pauvreté ou d'extrême pauvreté.
- 850'000 enfants n'ont pas accès à l'éducation
- 23 % de la population de plus de 15 ans est analphabète,
- De chaque 100 enfants qui commencent la primaire, seuls 3 termineront une carrière universitaire
- 27 % de la population se trouve en état de malnutrition ou de dénutrition
- 60 % de la population rurale et 22 % de la population urbaine n'a pas un accès sûr à l'eau poptable
- Il y a un déficit de 400'000 habitations
- Un million de Nicaraguayens émigrent (Etats-Unis, Costa Rica, Espagne, Salvador) par manque d'opportunité d'emploi dans leur pays.











