Cristiano et la finca Zopilote : Vivre en harmonie avec la nature grâce à la permaculture


 

Cristiano et Bruno, les origines de la finca écologique

En 2002, Bruno et son fils, Cristiano, Italien d’origine, décident de s’installer au Nicaragua afin d’y concrétiser leur désir de vivre plus en harmonie avec leur environnement.
Ils se posent donc sur la petite île d’Ometepe, située au milieu du lac Nicaragua.

Leur idée ? Ouvrir une finca (sorte de ferme) qui respecte l’environnement et travailler avec la nature et non à son encontre.
Machettes et haches ont été les principaux outils utilisés pour cultiver la terre, sans aucune aide de machines à hydrocarbures.

Très rapidement ils ont ouvert leur finca de 5 hectares au tourisme, s’assurant ainsi un minimum de revenus et pouvant par la même occasion sensibiliser les touristes de passage à leur mode de vie.

 

   


Les constructions sont en totale harmonie avec l’environnement, se fondant totalement dans la nature environnante et utilisant les matériaux naturels locaux comme les palmes et les pierres.


Les principes écologiques de Zopilote


La permaculture comme modèle agricole

 

À la finca vous pourrez trouver un peu de tout, fruits, bambous, bananiers, différentes espèces végétales locales, plantes aromatiques…Il y a également 7 ruches qui produisent un délicieux miel et contribuent ainsi à la pollinisation. Le projet de récolter la propolis et la gelée royale est également en cours.

 

   


Tout est cultivé en permaculture :


La permaculture vise à mener une production agricole durable, très économe en énergie et respectueuse des êtres vivants. L’objectif est de créer un écosystème productif en nourriture tout en laissant la nature « sauvage » conserver ses droits. Les interactions Homme-nature sont une des premières préoccupations.
Les permaculteurs n’utilisent donc pas de pesticides, pas de mécaniques gourmandes en énergie hydrocarbures, et prône un minimum d’intervention humaine. Ils limitent les consommations et redistribuent les surplus de récoltes pour ne pas avoir de pertes.

 


Production


Le temps à la finca est utilisé pour la culture et la préparation de produits naturels comme miel, pain, confitures, liqueurs, café, céréales, yaourts, chocolat, sauces tomates…qui sont vendus principalement aux touristes. Les locaux viennent parfois acheter les produits comme le pain, mais beaucoup de produits ne sont pas dans leur culture et ils ne les consomment donc pas.

Le conditionnement des produits se fait dans des bouteilles de verre, comme des bouteilles de bières ou de sodas qui sont donc recyclés par la même occasion. Ces bouteilles de verres sont difficiles à trouver ici, le plastique ayant la place d’honneur. Cristiano collecte donc ces bouteilles de verre sur l’île ainsi qu’à Granada, située à proximité, sur le continent.
Le principe de la consigne est de mise. Il  faut donc ramener sa bouteille une fois le produit consommé, afin que celle-ci soit réutilisée.

Les toilettes sèches


Les toilettes n’utilisent pas d’eau. Elles se composent d’une toilette et d’une bassine, placée sous le siège, qui récupère les déchets humains. Après avoir fait ses besoins, il suffit d’y verser un peu de carcasses de riz. La nature fait le reste et transforme ces déchets en compost.

Le compost


Grâce aux toilettes sèches, mais aussi les déchets verts, la finca produit une grande quantité de compost. En un mois et demi il est prêt à être utilisé pour fertiliser la terre.

Le tri des déchets


Les touristes sont invités à trier leurs déchets afin qu’ils soient recyclés. Malheureusement aucune collecte n’est organisée (excepté dans les grandes villes, mais cela reste rare). Cristiano conserve donc tous les déchets sur place et réutilisent un maximum ce qui peut l’être. Bien sûr le mieux est donc de réduire un maximum ses déchets.

Les douches japonaises


Pour se laver, cela se passe, à l’air libre, dans un petit coin du « jardin », entouré de plantes minutieusement sélectionnées pour leur capacité à recycler l’eau naturellement. Bien sûr, l’utilisation du savon écologique est de mise !

Économie d’eau


Dans la cuisine collective, un grand évier est rempli d’eau que chacun vient puiser  avec une bassine pour ses besoins (faire la vaisselle, se laver les mains). Ainsi le robinet coule rarement et l’on a plus conscience de la quantité d’eau que l’on utilise. C’est bien souvent comme cela que nos grands-parents faisaient. L’eau passe ensuite à travers différents filtres afin de resservir ensuite pour arroser les plantes.

Points d’eau


De petites mares ont été intégrées afin d’être utilisées comme réserve d’eau. De plus les grenouilles, insectes et autres animaux y ont élus domiciles et aident à combattent les parasites et maladies des plantes.


Pour entretenir la finca, assurer la production, Cristiano emploie 7 habitants de l’île. Lors de période intense, jusqu’à 16 personnes du village viennent prêter main-forte. Dans une île qui compte 80% de taux de chômage, ces activités salariales sont les bienvenus !

Il y a également les touristes volontaires qui peuvent prêter main-forte, leur donnant droit à une réduction sur le prix de leur séjour, en plus d’en apprendre plus sur permaculture et la gestion d’une finca tropicale. Au programme : monter du bois à la finca pour faire fonctionner le four, préparer les sauces tomates, peler les graines, moudre le café, le cacao, entretenir le terrain à la machette…


Bruno, Cristiano, sa compagne et leur petite fille de 7 mois ont donc trouvé le moyen de vivre selon leur philosophie de vie, en harmonie avec leur environnement, tout en sensibilisant les touristes de passage à ce mode de vie écologique, pas si difficile que ça à mettre en œuvre pour peu que l’on soit motivé !

 

http://www.ometepezopilote.com/