Le Far West

 


Le Far West, cette région mythique des cow-boys et des Indiens n’est autre que la région de l’Ouest Américain, qui comprend 13 Etats : Alaska, Arizona, Californie, Colorado, Hawaii, Idaho, Montana, Nouveau-Mexique, Nevada, Oregon, Utah, Washington et Wyoming. L’Ouest Américain représente donc un très grand territoire, aux paysages variés, souvent arides, comme nous le montre les images des films sur le Far West :

- Les montagnes des Rocheuses qui délimitent le bassin du Mississipi et les fleuves de l’Ouest.
- Les hauts plateaux comme celui du Colorado dont la vallée forme le Grand Canyon
- Le Grand Bassin qui comprend les déserts (Vallée de la Mort, Désert des Mojaves) entourés de chaînes de montagnes
- La Sierra Nevada avec ses sommets élevés, comme le Mont Whitney (4421 mètres)
- La plaine de Californie, vaste zone fertile avec les côtes du Pacifique
- L’Alaska et ses montagnes


Le Far West était très peu occupé par l’homme avant la colonisation, que l’on appelle couramment la Conquête de l’Ouest. Les seuls habitants sont les Indiens, appelés ainsi car C.Colomb, en foulant les terres Américaines pour la première fois, croyait arriver en Inde.

En Amérique Centrale, la colonisation est menée par les Espagnols qui ne tarde pas à entrer sur les terres du grand Ouest Américain afin d’y trouver métaux précieux et mains d’œuvre gratuite. Ce nouveau territoire est nommé le continent américain en l’honneur du navigateur italien Amerigo Vespucci.
Durant tous le XVIème siècle, Les Espagnols renforce leur présence mais se heurtent aux différentes tribus de peuples autochtones, notamment les Comanches, les Apaches, les Pueblos. Les colons construisent alors des forts afin de mieux controler ces peuples autochtones. Déjà la violence règne.


Pendant ce temps-là, à l’Est de ce nouveau territoire gigantesque, les Français colonisent les terres. En 1660 la France renforce sa présence, construit des forts et noue des contacts avec les Amérindiens. Ce nouveau territoire est appelé Louisiane en l’honneur de Louis XIV.
Pourtant, en 1803, Napoléon Bonaparte décide de vendre ce vaste territoire aux Etats-Unis.


Durant tout le XIXè siècle, la conquête de l’Ouest s’intensifie et devient plus violente. Elle donne lieu à de célèbres batailles entre colons et Indiens (tuerie de OK Corral, Siège de Fort-Alamo, Little Big Horn…) et des bandits célèbres : Butch Cassidy, Jessie James, les frères Dalton…
C’est à cette époque que Samuel Colt invente un revolver qui permette de tirer très rapidement 6 coups d’affilée.


Vers le milieu des années 1840, la découverte de filons d’or provoque ce qui sera nommé « la ruée vers l’or ».
Cet engouement permettra à la région de se développer et à vu l’apparition du télégraphe, des services de postes et le développement du chemin de fer. Les populations viennent des quatre coins du monde pour tenter de faire fortune. La ruée vers l’or contribuera à donner de ce vaste territoire une image de pays eldorado, où les plus optimistes peut venir s’y construire un avenir meilleur. Puis, après l’or, des découvertes de gisements de pétrole permettront de continuer à développer le grand Ouest et d’attirer les populations.

Les Indiens, dépourvus de terres, sont alors déportés vers des réserves et n’ont plus guère de ressources, comme le bison qui est exterminé par les colons dans le but de récupérer sa fourrure. Il leur est également interdit de pratiquer leur religion et de parler leur langue.
Les populations indiennes déclinent fortement, subissant les violences, l’esclavage mais également les maladies Européennes comme la grippe et la variole. Leur mode de vie est profondément modifié avec l’arrivée du tabac, de l’alcool, des armes, des objets en métal, des chevaux…


Spoliés de leurs terres et leurs cultures, les Indiens d’Amérique ont subi bons nombres de tentatives d’extermination. Il faudra attendre le début du XXè siècle pour que le gouvernement Américain prenne conscience du racisme subit par la minorité indienne.
En 1934, l’Indian Reorganization Act, appelée aussi loi Wheeler-Howard, donne une plus large autonomie politique et économique aux Indiens. En 1944 est institué le National Congress of American Indians, destiné à soutenir leurs intérêts. Toutes ces dispositions permettent aux Indiens de récupérer un million d’hectares.
En 1978, l’American Indian Religion Freedom Act complète les droits obtenus en offrant la garantie de la liberté de culte pour les Indiens d’Amérique.

Notamment grâce à ces actions, la population amérindienne s’accroît pour atteindre 2,8 millions en 2004 (un peu plus de 1% de la population totale). Ils vivent principalement dans les villes.

Les Indiens sont maintenant associés aux casinos, ayant obtenu l’autorisation de gérer ces établissements de jeux en 1980. Cette activité « Nouveau Bison » leur a permis de s’enrichir et se développer.
Aujourd’hui les Indiens d’Amérique sont encore organisés en tribus avec un chef. Les tribus reçoivent une aide du gouvernement ainsi qu’une rente annuelle.


La conquête de l’ouest, c’est également l’époque des cow-boys, ces mythiques vachers qui traversent les grandes plaines afin de mener leurs troupeaux de bétails (bœufs) vers d’autres terres. Leur métier est très difficile et ils sont soumis à tous les dangers : attaques de bêtes, intempéries, attaques des Indiens… Une fois arrivés à la ville, ils fréquentent allégrement les saloons et les maisons closes.
Ce dur métier disparaîtra vers la fin du XIXème siècle, avec l’arrivée du chemin de fer.

 



Les peuples amérindiens avant la conquète de l'ouest

 


Les Amérindiens, comme l’on nomme les peuples occupant le continent américain avant la colonisation, ont une histoire difficile à appréhender, notamment car, contrairement aux Mayas ou aux Aztèques, ils ne possédaient pas de communication écrite.

Ces peuples, bien que dispersés sur le territoire, avaient des caractéristiques culturelles communes. Ils vivaient en harmonie avec leur environnement, pratiquaient l’élevage de la dinde et avaient comme principaux outils le bois et la pierre.
Ils faisaient des offrandes à la Terre-Mère, effectuaient des rites et cérémonies pour la nature, le soleil, la pluie.
Le Dieu créateur était nommé «  Le Grand Esprit » ou bien le « capitaine du ciel ». Ils croyaient en l’existence de divers esprits tels les esprits du vent, du feu, du tonnerre…

La danse avait également une haute importance (danse du Soleil, des Esprits...), notamment au moment de grands rassemblements (les Pow Wow). Les délibérations et les décisions étaient prises autour du feu.

Les Indiens étaient divisés en tribus, chacun des membres d’une tribu partageait le même sang, le même territoire, la même langue, les mêmes coutumes.

Les guerres entre tribus n’étaient pas rares, la hache annonçait la guerre, suivi du cri de guerre, quant au calumet il annonce la paix.


Les différents peuples sont regroupés par aires géographiques :

- Les régions sub-arctiques : Cris, Chipewyans…
- La cote nord-ouest du Pacifique : Makhas,   Haidas, Nootkas
- Les forêts du Nord-Est : Algonquins, Micmacs, Iroquois, Hurons
- Les Indiens des grandes plaines : Ojibway,   Cheyennes, Comanches, Omahas, Sioux
- Les plateaux : Nez-Percés, Yakamas, Flatheads…
- Le Sud-Est : Cherokees
- Le Sud-Ouest : Navajos, Apaches, Pueblos, Hopis, Zunis, Papagos, Shoshones…
- La Californie : Mohave, Chumash, Maidu, Modoc…


Les Navajos vivent encore dans des réserves au nord-est de l’Arizona. Ils sont très liés aux Apaches. Ils sont à ce jour, la plus grande communauté amérindienne des USA.

Les Apaches vivent dans le sud-ouest des États-Unis et partageant la même langue que les Navajos. Geronimo est leur chef le plus célèbre.

Les Indiens Pueblos comprennent différentes tribus tels les Hopis, les Zunis. Avant la colonisation, les indiens pueblos étaient appelés les Anasazis.

Les Mohave vivent en Californie et en Arizona.